29 août 2003
12:00 André Auer démissionne de la tête de l'OFAC
avec effet immédiat
BERNE - Sous le feu de la critique, le directeur de l'Office fédéral
de l'aviation civile a démissionné de son poste avec effet immédiat.
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a convenu avec André
Auer qu'un changement était dans l'intérêt de chacun.
Ce départ survient après la polémique sur les conditions
d'atterissage à l'aéroport de Lugano. MM. Leuenberger et Auer
«ont décidé d'un commun accord de libérer la voie pour
la mise en place d'une nouvelle direction».
«Les mesures nécessaires doivent pouvoir être mises en oeuvre
de manière optimale dans l'intérêt de l'office et de l'ensemble
de l'aviation civile», a indiqué vendredi le Département fédéral
des transports (DETEC) dans un communiqué.
L'intérim à la tête de l'OFAC sera assuré immédiatement
par le directeur de l'Office fédéral des transports Max Friedli.
L'Office fédéral de l'aviation civile traverse actuellement une
phase de restructuration difficile, souligne le DETEC. La surveillance de la sécurité
jusqu'ici ponctuelle sera progressivement remplacée par une gestion globale.
Cette réforme implique non seulement le renforcement immédiat et
coordonné de la surveillance mais aussi une réorganisation radicale
de l'office. Ces deux opérations s'effectuent dans un contaxte dynamique
d'une extrême complexité, poursuit le communiqué.
Le départ d'André Auer, 55 ans, intervient une semaine après
que ce dernier a annoncé la décision de l'OFAC d'introduire sans
tarder de nouvelles normes d'atterrissage à l'aéroport de Lugano-Agno.
Ces mesures, qui visent l'application de normes internationales vieilles de cinq
ans, ont provoqué une véritable levée de boucliers, notamment
au Tessin.
Avocat de formation, André Auer avait été nommé à
la tête de l'OFAC le 1er janvier 1993. Il a géré des dossiers
difficiles comme celui de l'accord aérien avec l'Allemagne et intégré
la Suisse dans plusieurs organisations internationales.
© ATS